L’abreuvement des volailles

On ne va pas se mentir, rouler de l’eau pour les volailles (des arrosoirs dans une brouette…), ce n’est pas la tâche la plus agréable. Surtout si le point d’eau n’est pas à coté des parcours.

Et si on n’utilise pas les abreuvoirs spécifiques (en inox ou plastique avec réserve d’eau), l’eau se salit d’autant plus vite. Nous avons donc cherché des solutions pour gérer plus facilement l’abreuvement des poules.

Constats

  • Une poule boit 600 ml par jour l’été. 600 ml pour 25 individus, cela fait 15 l par jour (et là je ne compte que les parcs de reproducteurs).
  • Le temps passé à aller chercher l’eau (à une centaine de mètre des parcours, puis faire le tour avec les arrosoirs, c’est environ 25 minutes tous les jours).
  • Avantage du terrain : puits avec eau potable, terrain en pente (force de gravitation)
  • Désavantage du terrain : pas d’électricité à coté du puits, gestion e la pression liée au dénivelé.

L’eau, les pipettes et les abreuvoirs avec flotteur

1ère version à pipettes pour l’abreuvement

Un premier essai peu concluant

L’objectif était le suivant : réutilisation de la pompe immergée, que nous utilisons pour remonter l’eau dans le potager. N’ayant pas d’électricité à proximité, nous avions opté pour une pompe immergée avec une alimentation par batterie, qui elle-même est rechargée par un panneau solaire. L’ensemble remonte l’eau sur une longueur d’une trentaine de mètres pour un dénivelé de 10 mètres (du fond du puits jusqu’en en haut de la cuve de stockage). La cuve est en haut du potager, elle sert également pour l’arrosage au goutte à goutte qui ne nécessite pas de forte pression. Voilà pour l’installation de base.

Nous avons donc fait un circuit parallèle pour l’abreuvement des poules. La première cuve remplit une seconde cuve, par gravité, d’une contenance de 300 litres. Cette dernière est située en haut des parcours de nos reproducteurs (3 mètres de dénivelé environ entre les deux cuves). Elle doit alimenter 5 parcours, soit une vingtaine de volailles.

De la cuve part un tuyau d’arrosage, enterré, qui ressort sous chacun des poulaillers sur pilotis. Sous le poulailler est clouée une planche, sur laquelle est fixé avec du fil de fer, un tuyau PVC d’une quarantaine de centimètres. 3 pipettes sont collées dessus.

Pour résumer, une fois la cuve remplie, l’eau passe dans le tuyau qui traverse les parcours pour alimenter les pipettes. Nous avons testé l’opération pendant 3 mois sur deux parcours et cela fonctionnait très bien. Une journée a suffit pour que les volailles comprennent le principe. Mais ça, c’était avant les gelées…

Cet hiver, à la première gelée, la colle pvc entre les pipettes et tube a gelé et cassé. Il y avait des fuites sur l’ensemble des parcours, à chaque fois plus importantes en fonction du dénivelé. En conséquence, nous avons tout enlevé et sommes retournés à la bonne vieille méthode du roulage de l’eau.

Un nouvel essai

Nous nous sommes donc mis en quête d’une solution alternative : reprise du même système principal, c’est à dire une cuve et un tuyau parcourant l’ensemble des parcs. Cependant à chaque parc un raccord en Y avec robinet alimente un seau en plastique alimentaire sur lequel nous avons installé un abreuvoir à flotteur. Nous avons fait le test sur un parcours, et cette fois-ci, même avec les petites gelées aucun dégât n’a été constaté.

La seconde solution

La routine matinale est donc la suivante : nous ouvrons le robinet avant d’entrer dans la poulailler nourrir les poules ; le seau se remplit ; nous refermons le robinet en sortant.

La construction en image

Liste des matériaux

  • un kit de remonté d’eau solaire
  • la longueur de tuyau adéquat (votre fournisseur habituel)
  • des cuves (voir sur le bon coin) – dans mon cas il a fallu ajouter un passe cloison par cuve.
  • des réducteurs de pression (notamment à cause du dénivelé)
  • différents adaptateurs pour gérer les dimensions des tuyaux d’arrosage et du tuyau PVC
  • les pipettes
  • de la colle PVC

La première version (avec pipettes)

La seconde version (avec flotteur)

Entretien du système

  • Nettoyage de l’abreuvoir à flotteur, environ une fois pas semaine, en fonction de l’état dans lequel le laisse les poules…
  • Nettoyage des seaux en fin d’été
  • Vérification que l’eau ne verdit pas, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à maintenant.

Les questions en suspens

Il reste encore des variables que nous n’avons par pu expérimenter :

  • Durée de vie des tuyaux d’arrosage.
  • Durée de vie des seaux à l’extérieur, ainsi que de l’abreuvoir à flotteur.
  • Durée de vie des connectiques : raccords stop, Y, robinets. Nous avons pris diverses marques pour comparer leur longévité.

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